Une crypto-monnaie portée par l’or en Australie!
Deuxième producteur d’or derrière la Chine, l’Australie entend conserver son leadership devant les autres marchés asiatiques au travers de la Pert Mint. Fleuron australien du raffinage d’or et du secteur minier australien en général, plus grand exportateur de métaux précieux du pays avec environ 18 Milliards $ en métaux exportés, la Perth Mint nourrit le vœu de reconquérir les investisseurs séduits par le récent engouement des crypto-monnaies, en créant la sienne, adossée sur l’or. Il s’agit selon Richard Hayes son directeur d’offrir aux monnaies cryptographique une plus grande stabilité des prix et de rendre les transactions plus rapides et plus sécurisées.
« Se réinventer … »
Ce n’est pas la première fois que la société fondée en 1899 doit se réinventer et prendre au vol le train de la modernité. Contrairement à la Sydney Mint et la Melbourne Mint disparues depuis lors, dès 1931 elle doit abandonner la frappe de pièces d’or pour le compte de l’empire britannique et se consacrer exclusivement à la production de lingots. L’innovation étant son maitre-mot, elle produit dès 1958 l’or la plus pure jamais produite, à la pureté dite « millésimale » titrant à 999,999‰ et communément appelée « six-neuf ». Brièvement pendant la seconde guerre elle reprendra la production de monnaie…. C’est la Royal Australian Mint fondée en 1967 qui en a désormais la charge.
Novembre 2015, portée par le souci de proximité avec une clientèle plus large et numérique, la Perth Mint propose sur sa page une plateforme de trading depuis laquelle tout individu peut acheter ou revendre sur les marchés de l’or. L’or, cette valeur refuge au travers de laquelle, depuis des millénaires on sécurisait et estimait sa fortune, n’est plus depuis 2008, date de la création du Bitcoin, la seule valeur refuge.
Vers une réappropriation du bit par l’or ? »
Crées eux, en 2006, la Blockchain et les Registres Distribués (DLT pour Distributed Legder Technology) sont les architectures sur lesquelles repose le Bitcoin. Ils en garantissent la fiabilité, l’intégrité grâce à la cryptographie « peer to peer », mais aussi à travers la diffusion large sur le réseau de toute nouvelle création de valeurs.
A l’instar du Bitcoin, les crypto-monnaies sont donc des valeurs refuges reposant sur du bit abstrait, quoique garanties par le stockage et leur disponibilité effective dans les registres de chacun et de tous les utilisateurs de la même Blockchain car chaque monnaie alternative ou altcoin reposant sur une qui lui est propre.
Richard Hayes déclare, “Je pense que le monde traverse des temps d’incertitudes grandissantes, vous voyez alors les gens se tourner vers des offres alternatives […] Et vous voyez cet apport massif de capitaux et de fonds dans des dérivés du Bitcoin parce que les gens recherchent quelque chose en dehors des investissements traditionnels”.
La Perth Mint entend donc proposer une monnaie alternative « qui aura tous les aspects bénéfiques que donnent les registres distribués à savoir des transactions très rapides qui facilitent le commerce, mais cette fois supportées par les métaux précieux. Donc il y un actif non virtuel qui assure sa valeur. ».
La Perth Mint entend donc proposer une monnaie alternative « qui aura tous les aspects bénéfiques que donnent les registres distribués à savoir des transactions très rapides qui facilitent le commerce, mais cette fois supportées par les métaux précieux. Donc il y un actif non virtuel qui assure sa valeur. ».
Le directeur Hayes est convaincu qu’«utiliser les métaux précieux pour soutenir quelque chose […] connectée à une Blockchain […] permet de n’en retenir que la valeur intrinsèque ».
A noter que l’idée d’une monnaie virtuelle reposant sur du métal précieux ou sur une ressource naturelle n’est pas nouvelle. Diverses expérimentations se font à travers le globe avec des fortunes diverses : les plus connues sont la OneGram et la GoldMint. La première, une initiative qatarie, n’a pu réaliser que 0,14 % de ses objectifs prévisionnels (500 millions de dollars de vente en jetons électroniques) la première année d’exercice, la seconde lancée en mai de l’année dernière s’en sort mieux avec des résultats positifs, environ 8 millions de dollars en jetons électroniques vendus en à peine six mois d’exercice. Le Venezuela quant à lui envisage le lancement d’ici le 15 février d’une crypto-monnaie portée par ses réserves de brut.
Un calendrier pour l’altcoin australien ?
« Dans les 12 à 18 prochains mois, nous aurons fait une avancée significative dans cette direction » a déclaré le directeur Hayes de la Perth Mint.
Nous suivrons avec beaucoup d’intérêts le lancement de cette monnaie alternative sensée apporter plus de confiance et de stabilité au marché virtuel de la monnaie
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