Menu

Les crypto monnaies et les activités criminelles

Les crypto monnaies et les activités criminelles
Ce qui fait le potentiel et l'avenir d’une crypto monnaie, c’est souvent son utilisation. Plus une crypto monnaie sera utilisée, plus elle a de chance d'acquérir de la valeur et de perdurer.

Mais en ce qui concerne les monnaies virtuelles, un autre point peut être essentiel: la confidentialité. Et pas toujours pour les bonnes raisons.

C’est le cas de Monero par exemple, qui est en passe de remplacer Bitcoin auprès du monde de la criminalité.

Les cybercriminels passent au Monero


Tout d’abord ce que recherchent les cybercriminels, c’est bien sûr avant tout l’anonymat.

Or Bitcoin ne présente plus la même confidentialité qu’il avait au départ. Car les organismes d’application ont développé des outils aidant à suivre les transactions. Ceci ne faisant pas trop les affaires des criminels, ils se sont tournés à présent vers d’autres crypto monnaies. Parmi elles, Ethereum, Zcash et Monero.

Il suffit de prendre pour exemple la dernière cyberattaque du 18 décembre dernier. Les cybercriminels ont attaqué 190000 sites pour percevoir une rançon exigée en Monero.

C’est sans doute la raison pour laquelle la valeur de Monero a quadruplé: les entreprises devant s’en procurer pour payer les rançons exigées par les cybercriminels.


Comment fonctionne le Monero?


Monero est une crypto monnaie qui a été lancée en 2014. Elle fonctionne un peu différemment de Bitcoin. Car elle crypte les adresses du destinataire dans la Blockchain, puis génère de fausses adresses pour cacher leur véritable identité. Les montants sont eux aussi cryptés.

Néanmoins, ceci représente un inconvénient. Car les logiciels censés détecter les devises achetées à des fins criminelles, marquent toutes les transactions Monero contre 10% pour Bitcoin.

Une autre monnaie en vogue chez les criminels : Zcash


Une autre monnaie utilisée à des fins criminelles est le Zcash.

Elle est moins populaire que son concurrent Monero bien que plus à même de protéger la confidentialité des transactions.

Son fonctionnement est différent de celui de Monero : au lieu de générer de fausses adresses, la technologie de Zcash crypte l’adresse réelle.

Il est donc impossible d’identifier les expéditeurs.

Alors que pour Monero on peut faire correspondre l’adresse utilisée dans un certain nombre de transactions pour identifier l'expéditeur. Ce qui représente évidemment un point faible pour la crypto monnaie.


Monero se défend d'être là monnaie des activités illégales


Pourtant Monero se défend d’être la monnaie des activités illégales.

Ses développeurs expliquent que ce soucis de confidentialité, lui permet d’être utilisée pour des activités juridiques.

Riccardo Spani, un des développeurs de la crypto monnaie affirme :

“ En tant que communauté, nous n’encourageons pas l’utilisation de Monero pour des crimes. Mais poursuit il, dans le même temps, il est impossible d'empêcher l’utilisation de la monnaie. Je suppose que Monero offre aux criminels de multiples avantages sur Bitcoin. Alors ils la préfèrent.”

Un des grands analystes chez Digital Asset partage la même opinion et il estime que les criminels ne représentent qu’une fraction des utilisateurs de cette devise. Il explique: “ Ces devises ont un but, au delà de leur utilisation comme moyen de financer des activités illégales.”

Malgré tout, les résultats d’une enquête auprès de 500 entreprises au Royaume Uni sont assez inquiétants: 50% des entreprises ont acheté dernièrement 23 Bitcoins pour des paiements de rançon.

Pour toutes ces raisons l’Union Européenne promet une législation sur les devises numériques afin de réduire les cas de vol et de financement du terrorisme.

Disclaimer. This content is for informational and educational purposes only. It does not constitute financial advice, a recommendation, or an offer to buy or sell any security or digital asset. Past performance does not guarantee future results. Cryptocurrency investments are subject to high market risk and volatility.