Ces Etats qui ont une phobie des crypto-monnaies
Une crypto-monnaie est une monnaie virtuelle utilisable de pair à pair (entre deux périphériques d’un même réseau) sur un réseau informatique décentralisé appelé Blockchain. Elle repose sur les principes de la cryptographie qui en garantit le caractère infalsifiable. Aussi, elle associe dans son fonctionnement l'utilisateur dans les processus d'émission et de règlement des transactions.
Chacune de ses différentes caractéristiques qui la distinguent des monnaies fiduciaires émises dans le monde, constitue selon le pays où l’on se trouve, une force ou une raison de condamnation.
Son immatérialité, la nature décentralisée de son réseau, son émission par tout individu désireux de le faire, sont entre autres les raisons qui motivent son rejet dans les pays s’opposant à son utilisation.
Si le Japon est le premier pays à donner un cours légal au Bitcoin, nombre de pays sont moins conciliants et tente de bannir les crypto-monnaies. Le fait marquant ayant entraîné la radicalisation de ces pays qui pour la plupart se trouvent en Asie est le hack de la plateforme d’échange Mt.Gox en 2014 qui avait occasionné une perte plus de 400 millions de dollars aux utilisateurs.
1 Le Népal
En novembre 2017 le Népal mettait aux arrêts les promoteurs de la plateforme d’échange Bitsewa. C’est en vertu d’une loi appelée le Nepal Rastak Bank Act qu’ils ont été arrêtés et accusés de racket. La législation du Népal ne se prononce pas nommément sur les crypto-monnaies.
2 L’Algérie
C'est à travers l’article 113 de sa loi des finances 2018 que l’Algérie a officiellement interdit “l’achat, la vente, l’utilisation et la détention de la monnaie dite virtuelle est interdite”.
La loi a prévu des “peines aux contrevenants de cette disposition” sans plus de détails quant aux peines encourues.
3 L’Equateur
Dès 2014, ce pays a légiféré en la matière condamnant le Bitcoin et toutes autres crypto-monnaies. Il les considère comme des outils au services de l’impérialisme américain. Toutefois, l’assemblée nationale de l’Equateur a encouragé le développement d’une crypto-monnaie nationale garantie par la monnaie nationale, l’Escudero.
4 La Bolivie
En mai 2017, l’expérience des habitants de ce pays a conduit à l’interdiction des crypto-monnaies. En effet c’est au nom du trading des crypto-monnaies qu’un groupe d’individus promettant 300% de gains en 60 jours a opéré à ce qui se révèlera être une arnaque à la Ponzi. Suite à des manifestations dans la rue, le gouvernement a décidé d’interdir les crypto-monnaies les qualifiant d’“arnaque pyramidale”. Une soixantaine de personnes ont été arrêtées dans le cadre de ce scandale de même que des mineurs accusés de perturbations sur le réseau électrique dues à leurs activités.
Le président de l’autorité de surveillance du système financier Lenny Valdivia Bautista a tenu dans une déclaration officielle à rappeler que “les monnaies virtuelles de quelque sorte sont prohibées”
5 Le Kirghizstan
Cet autre pays d’Asie a en 2014 officiellement déclaré par l’entremise de sa banque d’Etat, illégale l’utilisation du Bitcoin et toute autre monnaie virtuelle.
Rappelant que seule la devise nationale, le Som avait cours légal dans le pays.
6 Le Maroc
Premier pays africain à officiellement interdire les crypto-monnaies le 20 novembre 2017, le Maroc à travers sa banque centrale et son Office des Changes a déclaré “occultes” les crypto-monnaies. Pour l’Office des Changes, les transactions effectuées via les monnaies virtuelles constituent une infraction passible selon le droit pénal marocain de 5 ans d’emprisonnement et d’amendes allant de 44 à 1767 euros.
Alors que l’utilisation des crypto-monnaies s’est généralisée à l’échelle planétaire, beaucoup de systèmes financiers, de banques centrales et de gouvernements tentent diversement d’en limiter les usages.
Si l’Islande est l’une des plus grandes plateformes de minage au monde en raison de ses basses températures, il a tout de même interdit le trading de crypto-monnaies aux fonctionnaires de l’administration publique.
La Corée du Sud qui est l’un des plus grands marchés de crypto-monnaies avec 20% du volume mondial journalier des transactions a fait tremblé le cours du Bitcoin en plein crash.
La Chine est l’un des pays pratiquant une censure partielle des crypto-monnaies.
Si aucun cadre juridique ne dénonce les crypto-monnaies, c’est la Banque du Peuple Chinois (PBOC), banque d’Etat qui ici définit la politique nationale en la matière monétaire. Il est constaté une volonté d’empêcher le développement des activités en rapports au crypto-monnaies, de la publicité au minage et avec une interdiction des ICOs. La chine qui reste néanmoins l’un des plus grand marché de la crypto-monnaie connaît ce qu’il convient d’appeler un exode “crypto-monétaire” en direction de Shanghai, de la Corée du Sud ou du Japon.
Les déclarations de beaucoup d’autres dirigeants de banques nationales ou de gouvernements ont été assimilées à une interdiction de l’usage des crypto-monnaies avant de se voir réexpliquer dans un contexte de prudence.
En effets, les médias adorent interpréter des déclaration anodine de politicien, comme un futur bannissement des crypto-monnaie, ce qui leurs permets de vendre leurs journaux.
C’est notamment les cas du Nigéria, du Viêtnam, de la Chine.
Certains pays dont la Thaïlande qui a une certaine époque condamnait les crypto-monnaies ont depuis assoupli leur ligne au point d'effectuer un rapprochement. En effet le gouvernement de Thaïlande et la crypto-monnaie OmiseGo ont signé un mémorandum pour une assistance technique de la seconde partie dans divers domaines.
Beaucoup d’investisseurs considèrent que le Bitcoin ne sera jamais banni, pourtant certains pays comme le Maroc condamnent les traders pénalement.
Si la Chine, les Etats-Unis copiés cet exemple pour mettre leurs propres crypto-monnaies nationales en valeur, par exemple, alors le cours du Bitcoin s'effondrerait.
Rendez vous au prochain G20 !
Chacune de ses différentes caractéristiques qui la distinguent des monnaies fiduciaires émises dans le monde, constitue selon le pays où l’on se trouve, une force ou une raison de condamnation.
Son immatérialité, la nature décentralisée de son réseau, son émission par tout individu désireux de le faire, sont entre autres les raisons qui motivent son rejet dans les pays s’opposant à son utilisation.
Si le Japon est le premier pays à donner un cours légal au Bitcoin, nombre de pays sont moins conciliants et tente de bannir les crypto-monnaies. Le fait marquant ayant entraîné la radicalisation de ces pays qui pour la plupart se trouvent en Asie est le hack de la plateforme d’échange Mt.Gox en 2014 qui avait occasionné une perte plus de 400 millions de dollars aux utilisateurs.
1 Le Népal
En novembre 2017 le Népal mettait aux arrêts les promoteurs de la plateforme d’échange Bitsewa. C’est en vertu d’une loi appelée le Nepal Rastak Bank Act qu’ils ont été arrêtés et accusés de racket. La législation du Népal ne se prononce pas nommément sur les crypto-monnaies.
2 L’Algérie
C'est à travers l’article 113 de sa loi des finances 2018 que l’Algérie a officiellement interdit “l’achat, la vente, l’utilisation et la détention de la monnaie dite virtuelle est interdite”.
La loi a prévu des “peines aux contrevenants de cette disposition” sans plus de détails quant aux peines encourues.
3 L’Equateur
Dès 2014, ce pays a légiféré en la matière condamnant le Bitcoin et toutes autres crypto-monnaies. Il les considère comme des outils au services de l’impérialisme américain. Toutefois, l’assemblée nationale de l’Equateur a encouragé le développement d’une crypto-monnaie nationale garantie par la monnaie nationale, l’Escudero.
4 La Bolivie
En mai 2017, l’expérience des habitants de ce pays a conduit à l’interdiction des crypto-monnaies. En effet c’est au nom du trading des crypto-monnaies qu’un groupe d’individus promettant 300% de gains en 60 jours a opéré à ce qui se révèlera être une arnaque à la Ponzi. Suite à des manifestations dans la rue, le gouvernement a décidé d’interdir les crypto-monnaies les qualifiant d’“arnaque pyramidale”. Une soixantaine de personnes ont été arrêtées dans le cadre de ce scandale de même que des mineurs accusés de perturbations sur le réseau électrique dues à leurs activités.
Le président de l’autorité de surveillance du système financier Lenny Valdivia Bautista a tenu dans une déclaration officielle à rappeler que “les monnaies virtuelles de quelque sorte sont prohibées”
5 Le Kirghizstan
Cet autre pays d’Asie a en 2014 officiellement déclaré par l’entremise de sa banque d’Etat, illégale l’utilisation du Bitcoin et toute autre monnaie virtuelle.
Rappelant que seule la devise nationale, le Som avait cours légal dans le pays.
6 Le Maroc
Premier pays africain à officiellement interdire les crypto-monnaies le 20 novembre 2017, le Maroc à travers sa banque centrale et son Office des Changes a déclaré “occultes” les crypto-monnaies. Pour l’Office des Changes, les transactions effectuées via les monnaies virtuelles constituent une infraction passible selon le droit pénal marocain de 5 ans d’emprisonnement et d’amendes allant de 44 à 1767 euros.
Les autres pays, entre atermoiements et doutes
Alors que l’utilisation des crypto-monnaies s’est généralisée à l’échelle planétaire, beaucoup de systèmes financiers, de banques centrales et de gouvernements tentent diversement d’en limiter les usages.
Si l’Islande est l’une des plus grandes plateformes de minage au monde en raison de ses basses températures, il a tout de même interdit le trading de crypto-monnaies aux fonctionnaires de l’administration publique.
La Corée du Sud qui est l’un des plus grands marchés de crypto-monnaies avec 20% du volume mondial journalier des transactions a fait tremblé le cours du Bitcoin en plein crash.
La Chine est l’un des pays pratiquant une censure partielle des crypto-monnaies.
Si aucun cadre juridique ne dénonce les crypto-monnaies, c’est la Banque du Peuple Chinois (PBOC), banque d’Etat qui ici définit la politique nationale en la matière monétaire. Il est constaté une volonté d’empêcher le développement des activités en rapports au crypto-monnaies, de la publicité au minage et avec une interdiction des ICOs. La chine qui reste néanmoins l’un des plus grand marché de la crypto-monnaie connaît ce qu’il convient d’appeler un exode “crypto-monétaire” en direction de Shanghai, de la Corée du Sud ou du Japon.
Les déclarations de beaucoup d’autres dirigeants de banques nationales ou de gouvernements ont été assimilées à une interdiction de l’usage des crypto-monnaies avant de se voir réexpliquer dans un contexte de prudence.
En effets, les médias adorent interpréter des déclaration anodine de politicien, comme un futur bannissement des crypto-monnaie, ce qui leurs permets de vendre leurs journaux.
C’est notamment les cas du Nigéria, du Viêtnam, de la Chine.
Certains pays dont la Thaïlande qui a une certaine époque condamnait les crypto-monnaies ont depuis assoupli leur ligne au point d'effectuer un rapprochement. En effet le gouvernement de Thaïlande et la crypto-monnaie OmiseGo ont signé un mémorandum pour une assistance technique de la seconde partie dans divers domaines.
Beaucoup d’investisseurs considèrent que le Bitcoin ne sera jamais banni, pourtant certains pays comme le Maroc condamnent les traders pénalement.
Si la Chine, les Etats-Unis copiés cet exemple pour mettre leurs propres crypto-monnaies nationales en valeur, par exemple, alors le cours du Bitcoin s'effondrerait.
Rendez vous au prochain G20 !
Was this helpful?
Thanks for your feedback.
Disclaimer. This content is for informational and educational purposes only. It does not constitute financial advice, a recommendation, or an offer to buy or sell any security or digital asset. Past performance does not guarantee future results. Cryptocurrency investments are subject to high market risk and volatility.
