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Comment détecter les cryptomonnaies non-fiables

Comment détecter les cryptomonnaies non-fiables

Y-a-t-il un moyen de détecter les cryptomonnaies non-fiables ? Oui répondent deux chercheurs de l’université de Vaasa en Finlande. Klaus Grobys et Niranjan Sapkot viennent de développer un modèle permettant de les repérer.

Le résultat de leurs recherches est détaillé dans la revue Applied Economics. Les universitaires finlandais sont affirmatifs : ils peuvent désormais repérer parmi toutes les cryptomonnaies disponibles celles qui finiront par faire faillite.

Quatre critères pour détecter les cryptomonnaies non-fiables

Selon ces derniers, quatre paramètres entrent en jeu pour déterminer l’avenir d’une cryptomonnaie.

- Premier facteur : Il s’agit de la performance initiale de l’offre, soit le premier jour où la monnaie virtuelle est rendue publique. Selon les chercheurs, les cryptos qui obtiennent le plus de succès à long terme sont également celles qui enregistrent les meilleures performances le premier jour.

- Deuxième facteur : il s’agit de l'activité de pré-minage d'une crypto qui a lieu avant le lancement de l’ICO (Initial Coin Offering) proprement dite. Les résultats de l'étude indiquent qu’une activité de pré-minage excessive ne garantit pas nécessairement l'échec.

Elle fait, cependant, naître des soupçons d’un possible fraude « pump and dump » qui consiste en l'achat massif d'actifs pour faire monter artificiellement le cours de ces derniers, avant de s'en débarrasser lorsque celui-ci est au plus haut, et ce, en amont des autres investisseurs.

- Troisième facteur : il s’agit de l'anonymat du développeur. Selon les recherches des universitaires de Vaasa, la plupart des cryptomonnaies qui se révèleront douteuses sont, en effet, créées par des développeurs anonymes.

- Quatrième facteur : il s’agit de la question des récompenses et de l'approvisionnement. Il semble y avoir une corrélation entre la longévité et deux autres facteurs : des récompenses minimales moins élevées et l'approvisionnement en pièces.

Un résultat surprenant comme le reconnaissent les auteurs de l’étude. « Ce [dernier] résultat est plutôt déroutant si l'on considère à quel point l'extraction de pièces est essentielle à la pérennité de toute monnaie », ont-ils déclaré les experts dans un communiqué de presse. Sans l'exploitation minière, un réseau de cryptomonnaie ne pourrait perdurer ».

D’autres recherches en cours

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs Klaus Grobys et Niranjan Sapkota ont examiné les 146 monnaies virtuelles disponibles qui ont commencé à être négociées avant la fin de 2014 et ont suivi leur performance jusqu'en décembre 2018. Ils ont constaté qu'environ 60 % de ces dernières ont fini par poser problème.

« Notre étude est une première tentative pour révéler les liens potentiels entre les facteurs qui pourraient être liés au succès ou à l'échec des monnaies virtuelles, a déclaré Klaus Grobys dans le Toutefois, les liens que nous avons établis dans notre étude ne sont pas nécessairement causaux. D’autres recherches sont nécessaires pour élucider entièrement cette question. »

Disclaimer. This content is for informational and educational purposes only. It does not constitute financial advice, a recommendation, or an offer to buy or sell any security or digital asset. Past performance does not guarantee future results. Cryptocurrency investments are subject to high market risk and volatility.