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Bitcoin : la France souhaite ouvrir le débat sur la régulation du secteur au G20

Bitcoin : la France souhaite ouvrir le débat sur la régulation du secteur au G20
Le Bitcoin ne cesse de franchir de nouveaux records. Ce qui n’est pas sans inquiéter les pouvoirs publics qui craignent une véritable explosion du marché. Et comme il vaut mieux prévenir que guérir, la France veut profiter du sommet du G20 qui aura lieu en avril prochain à Buenos Aires pour ériger la crypto monnaie comme sujet majeur. C’est ce que le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire a expliqué sur LCI.

Protéger les épargnants

Le ministre de l’Économie affirme qu’il est là pour assurer la sécurité aux épargnants, sachant que le risque spéculatif est évident. « Il faut le regarder, l’examiner et voir comment […], avec tous les autres pays membres, nous pouvons réguler le Bitcoin », dit-il. Le ministre a également parlé du risque sur l’utilisation de cette crypto-monnaie pour financer des activités terroristes et criminelles. La déclaration intervient pendant que le Bitcoin vient de doubler sa valeur en seulement quelques semaines, franchissant ainsi le cap de 20 000 USD. Pour rappel, les pays européens se sont déjà concertés et ils ont décidé de renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent ainsi que le financement des terroristes qui peuvent profiter à certaines plateformes d’échanges des Bitcoins.

Bientôt la fin de l’anonymat de la transaction ?

Plusieurs solutions étaient évoquées dans le cadre d’une régulation du Bitcoin. Parmi elles, la fin de l’anonymat des transactions revient souvent au centre du débat. Les plateformes d’échanges doivent pouvoir identifier leurs utilisateurs. Mais pour qu’une telle réglementation soit applicable, chaque pays doit la préalablement valider. Ceci pour éviter que les utilisateurs qui souhaitent garder l’anonymat puissent se tourner vers les autres plateformes qui n’appliquent pas cette réglementation. Donc, si chaque pays peut contraire les plateformes locales à identifier leurs clients, il serait plus facile d’encadrer le marché. Si le problème de transparence ne peut pas être corrigé, il est fort possible que le marché de crypto monnaie évolue et devient encore plus opaque en rejoignant des pays refuges. De plus avec l'ascension de crypto monnaie tels que le Monero, il y a peu de chance de voir les efforts étatique porté les espoirs de nos Politiciens.

Le Bitcoin, une monnaie….ou pas ?

L’ascension fulgurante de la valeur du Bitcoin cette année a attiré l’attention non seulement des médias mais aussi des autorités publiques dans le monde. Cependant, chaque pays considère la crypto monnaie et la technologie Blockchain de différente manière. Certains pays ont déjà mis en place un système de régulation de la crypto monnaie. C’est le cas des États-Unis et du Japon. Jusqu’ici, peu de pays ont complètement banni la crypto monnaie comme Maroc et Bolivie. La Corée du Sud pourrait suivre leur trace. Récemment, le gouverneur de la Banque de Canada, Stephen S. Poloz a décrit comment le « bruit » autour de la crypto-monnaie « le garde éveillé la nuit », alors qu’inversement, un régulateur américain a dit que l’impact du Bitcoin sur la politique économique globale était à peine perceptible. Mettant en avant l’absence d’un consensus entre tous les pays sur la crypto monnaie, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau démonte la conception générale comme quoi le Bitcoin serait une monnaie et doit être traité comme une monnaie. Lors d’une conférence au Beijing le mois dernier, il aurait déclaré aux participants : « soyons clairs : le Bitcoin n’est en aucun cas une monnaie, ou même une crypto-monnaie, c’est un bien spéculatif. Sa valeur et sa volatilité n’ont aucune base économique, et personne ne peut en être tenu comme responsable ». Plusieurs pays du monde essaient de réguler le marché du Bitcoin et des crypto-monnaie et la France en fait partie. Alors, pourquoi ne pas se serrer les coudes et trouver ensemble des moyens de régulation efficace ? C’est en tout cas ce que le gouvernement Macron pense. Reste à savoir maintenant si l’Argentine et les autres pays seront d’accord pour discuter ensemble des questions relatives au Bitcoin lors du sommet du G20 en avril prochain.

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