200 comptes Offshores ou un compte Monero ?
Le fondateur de Samsung Electronics n’a pas fait le bon choix.
La justice coréenne semble ne pas en finir avec la famille Lee. Alors que l’actuel vice-président du conseil d’administration de la firme, Lee Jae-Yong risque 12 ans de prison ferme pour une affaire de corruption, voilà qu’une autre menace plane sur son père, Lee Kun Hee. Selon un journal local, le fondateur de Samsung Electronic risque une amende monumentale pour avoir caché plusieurs milliards de dollars dans des banques Offshores afin d’éviter le fisc.
Que serait -il passé si à la place de placer son argent dans 200 comptes offshore, il avait eu un compte Bitcoin ou Monero.
Bitcoin : anonymat et liberté financière
Selon les informations relayées par JTBC, une grande agence de presse sud-coréenne, l’homme le plus riche du pays aurait fréquemment retiré de l’argent depuis ses nombreux comptes Offshores jusqu’en 2011. Or, il n’aurait déclaré aucune de ces transactions, ni au gouvernement sud-coréen, ni au service du fisc.
Plustôt cette année, le milliardaire Prince Alwaleed Bin Talal avait aussi des soucis avec le gouvernement saoudien qui l’accusait entre autres de corruption, de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale. Il était placé en résidence surveillée et devait payer 7 milliards de dollars pour sa libération.
Max Keiser, un célèbre analyste du marché financier, a sévèrement critiqué le prince Talal. Dans le passé, celui-ci a en effet décrit le Bitcoin comme une bulle. À peine quelques mois après cette déclaration, le gouvernement saoudien a demandé à Talal de lui remettre la plupart de ses gains pour payer sa liberté. Pourtant, cette situation aurait pu être évitée si sa fortune était placée dans une valeur refuge décentralisée comme le Bitcoin. Malheureusement pour Talal, il était convaincu que le Bitcoin n’était pas bon parce qu’il n’est pas lié à un gouvernement, ni aucune banque centrale. Ironie du sort, une semaine plus tard, ces mêmes institutions ont raflé toute sa fortune, chose qu’il aurait pu éviter s’il avait placé son argent en Bitcoin.
Selon les explications d’un spécialiste des fonds spéculatifs, Ari Paul, le Bitcoin est capable de gérer les opérations bancaires Offshore mieux que les institutions financières qui dominent le secteur, comme JP Morgan. Il disait que les banquiers comme Jamie Dimon, directeur exécutif de JP Morgan voit le Bitcoin comme une menace parce qu’il est capable de s’infiltrer dans les mille milliards de dollars du marché.
En tant que devise décentralisée et valeur refuge, le Bitcoin offre un niveau de liberté financière, une indépendance, une fongibilité et anonymat que les banques Offshores ne peuvent pas garantir parce qu’elles dépendent des intermédiaires et autres prestataires de services. Ce n’est pas pour rien si la demande de Bitcoin venant des investisseurs issus du marché financier traditionnel est en hausse ces derniers temps.
Et une fois que les conseillers fiscaux intégreront ce nouveau circuit à leurs habitudes, le Bitcoin et d’autre monnaies comme le Monero verront leurs valeurs grimpées.
Les banques Offshores, premiers concurrents du Bitcoin
De nombreux analystes estiment que le prix du Bitcoin dépasserait les 100 000$ à 300 000$ fin 2018 devenant ainsi une valeur refuge comme l’or.
Cependant, il faut savoir que le marché des banques Offshores est cinq fois plus important que celui de l’or. C’est pour cela que les experts comme Ari Paul estime que le marché de banques Offshores reste le principal concurrent du Bitcoin.
Le Bitcoin dans le viseur des pouvoirs publics
Cependant les autorités étatiques ne resteront pas impuissantes définitivement. le Bitcoin attire malgré lui l’attention des pouvoirs publics de nombreux pays. Il n’y a pas encore longtemps, les autorités américaines avaient demandé à Coinbase, une des plus grandes plateformes d’échange de crypto-monnaies de leur livrer les noms de ses utilisateurs. En Europe, plusieurs pays se mobilisent pour mettre en place un cadre juridique autour du marché des crypto-monnaies. La France n’avait pas caché son intention de remettre le sujet sur la table lors du prochain sommet de G20 en Argentine.
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